La naissance de JE

Un blog pour dire que JE est (dans) la société.
Personne n'ayant envie de vivre sans se sentir exister. Un blog pour vomir l'amertume née de l'ivresse et sans raison, ni passion percevoir sa fin en mots.

L'orgeuilleuse jouissance de la redaction d'un blog étant l'étalage d'une évolution de l'identité aux travers de pensées ou d'actions supposées alors voyons si JE puit dire ; regardez ce reflet, progresser, si JE est capable d'être lui quand il tombe assez bas pour se recréer virtuellement.

JE est le junkie d'un rêve périmé.
JE a le ventre d'un chien attendant que se renverse une poubelle pour manger.
JE n'est un rien au museau dressé en direction des étoiles pour voir si les anges suicidaires n'aurait pas un corps se consumant en poussière pour la sniffer.
JE voyage en Ice-Land.

JE est propriétaire de ses mots, si un LUI ou un ELLE venait à les pomper... faites jouir JE comme jamais en le nommant : JE à la cervelle pleine d'un narcissisme à vider.

JE n'est pas, mais aimerait l'être.

# Posted on Thursday, 14 August 2008 at 11:20 PM

Ô blog, mon amour, le temps est venu de me lancer

Je suis bien en mon blog. Mon blog m'aime et il me le rend bien. Quand je déprime, je me confie à lui, lui raconte mes secrets, mes vices et cela sans qu'il me juge.

Il est généreux et doux, sauvage aux bons moments...
Mon blog et moi, nous allons partir en vacances. Je lui dis, je t'aime : il s'en cache pour pleurer de joie.
Quand je lui fais l'amour, il jouit en murmurant mon nom.

Mon blog, je vais l'épouser, mais ne lui dîtes pas, cela gacherait la surprise.

Vous tous qui avez un blog, faites comme moi, aimez le de toute votre âme et si vous êtes assez nombreux, nous lancerons une pétition pour la Première Guerre Mondiale Virtuelle, parce que : Mon blog est mon tendre ami, il y'en a des tas comme lui, mais ce blog est le mien, il est unique.

JE vous invite tous à signer sa pétition pour un monde virtuel meilleur.

PS : oui parce qu'il faut lutter contre la ségrégation anti-blogs... vous savez de quoi je parle, n'est-ce pas ? Oui, c'est de toi, petit lecteur bloggeur inexistant, oui toi qui lis sans participer à notre croisade en mode SIM'S. Honte à toi, vilain... bientôt, tu connaîtras l'extase d'un camp de rééducation pour apprendre que toi aussi tu PEUX avoir TON blog à toi et l'aimer sans avoir à lire celui des autres.

# Posted on Friday, 15 August 2008 at 12:14 AM

Holocauste social

Avez-vous déjà prit en compte la notion d'holocauste social ? Dans un soucis d'éviter la précipitation d'une condanamnation abusive, JE n'évoque nullement la Shoah mais belle est bien la pratique mise en valeur dans le Lévithique de l'immolation par le feu d'un animal, sacrifice dédié à dieu, cela va sans dire... ou tout du moins reste-t-il encore à définir la nature de ce-dit dieu.
Faisant abstraction de tout un système de pensées générées par la foi proprement dites, nous nous attarderons d'avatange sur celui du rituel bien rodée et ce concept usagé de divinisation par la multiplication des croyants qui, ne croyant plus par foi mais par ritualisation d'une certitude devient cette formule séculaire : 'la force du plus grand nombre'...
Quelqu'en soit la forme, dieu n'est donc plus qu'une notion sujette à l'instant, à la mode, à la dure et cruelle réalité de notre monde (dieu, justement, que cela est terriblement mesquin comme concéption d'existence). Et, oserais-je écrire, en cette actualité la survie baptisée repompeusement Réussite Sociale a prit forme d'un but, d'un dieu sans nom proprement dit, pour quelques milliards d'habitants de ce monde.

L'holocauste donc, ce dernier concerne inévitablement la destruction d'autrui pour son bien être individuel ou collectif. Le religieux sacrifiant pour soit honorer, soit obtenir, soit parce qu'on lui a dit que cela était bon et qu'il n'a pas le temps de sérieusement songer à constester et que la tradition ne peut se remettre en question, ce qui force l'admiration à son egard : elle est digne et n'a pas à être remise en cause sous prétexte de respect, à chacun sa culture.
Mais en cette multiplicité de cultures et de rites, qu'en est-il de la culture mondiale en laquelle trône la Réussite Sociale ?
Elle domine, nous y aspirons tous. Survivre, vivre mieux, vivre grassement, ne pas avoir peur de demain... c'est propre à chaque être humain.
Après discussions avec de nombreux représentant d'une génération d'occidentaux japonisés par force de la mode (une autre forme de survie), JE en est arrivé à la conclusion qu'un pokémon ne peut évoluer sans combattre, donc sans souffrir.
La souffrance et le sacrifice de soit seraient-elles donc le moteur de l'évolution social ?
En partie. Le suicide, pardon 'sacrifice de soit' pour une quelconque cause s'adapte parfaitement à l'immolation d'un bouc à l'adresse des penseurs de la strate supérieur, voir du plus grand nombre qui même inférieur sont assez nombreux pour foutre les jetons ces cons là.

Si le concept du bouc de l'iniquité (la fameuse bestiole sacrifié selon le lévithique, portant les péchés et les réparant par sa destruction) n'était pas supposé fonctionner, existerait-il des boucs émissaires ?
JE vous l'accorde, les boucs sont très difficillement sacrifiable en place publique. Personne ne veut se déscriditer par quelques actes de tortures amorales mais pourtant réparables par une invitation à consommer un bon steak.

Mais, comme toutes autres choses, le bouc a sut évoluer jusqu'à devenir un collègue, un rival, un étranger, un inconnu, un ce que vous voulez que le bien être personnel ou collectif.
L'art de la survie réside donc à présent en votre capacité à reconnaître ce bouc symbolique. Outre les cocus, que JE ne saurait vous recommander puisqu'ayant été englobé en cette catégorie par le passé et dont les cornes rabougrissent assez avec le temps, employez l'une de ces petites-boites qui retournées emet un bélement approximatif. Le piège est certes grossier mais si vous entendiez une quelconque réponse poussive, alors foncez avec de quoi attacher la bête, voir l'assomer.

Toute fois faîtes attention, vous pourriez tomber sur un de ces vicieux capable de patienter en l'attente de cet appel et y répondant vous précipiter en son propre piège. Les boucs de l'iniquité sujet de l'holocauste étant de nos jours difficillement identifiable je ne saurais que trop vous méfier de tout et de tous... JE suppose que cela est déjà le cas car contrairement à toute pratique religieuse identifiant le sujet par lettres de feu, la Réussite Sociale est un culte laissant tout adepte libre d'être, selon ses moyens... la loi du plus fort nécessite tout de même de faire partie des plus forts, pas seulement le supposer.

Vous direz sans doute à JE qu'écraser son prochain pour parvenir à son but n'est en rien une nouveauté en ce monde alors pourquoi ce texte ?
Pourquoi ce texte où prédomine l'évolution des sujets sacrificatoire qui au final n'est que prétexte à maladroitement évoquer l'évolution même des formes de dieu, qui d'une identité aux prétentions vaguement humaine sont passées à celles d'une structure inanimée où demeure malgrès tout le même concept d'holocauste... Si la religion offre une certitude de vie après la mort et nécessite l'éradication commandé d'une cible, la Réussite Sociale n'est qu'un fantasme d'après-vie dans la vie, nommée sous couvert d'une protéction néo-divine : culte de l'entreprise, patriotisme et tout ce qui englobe la notion de destruction pour croire vivre et non plus survivre.

JE est en accrord avec lui même pour refuser cette finalité de tout cultes, religieux ou social, considérant l'ivresse (JE parle pas focément de se saouler comme un trou) comme le moyen d'un but déjà atteint, c'est à dire mourir pour le vide...

Prochain sujet : l'utopie ou la concrétisation de la pétition pour un monde virtuel meilleur.

# Posted on Saturday, 16 August 2008 at 1:38 PM

Edited on Saturday, 16 August 2008 at 11:29 PM

Ulysse

J'avais besoin de parler. Smonkey était là, occupant l'une des alcôves du Joker, boîte SM extrême à la mode où la violence n'a que destruction comme but. Un bon coin, si l'on veut oublier et parler alors que le monde se déconstruit.
J'avais en tête un mot, un nom, juste un seul, Ulysse et il trottait méchament en mon esprit. Je l'imaginais sur les mers, perdus, cherchant la terre.
Smonkey était là, suant et haletant. Cravache en main, portant le haut de forme et le loup vénitien.
Bonsoir petit ange, m'a-t-il dit en reprenant son souffle. Toi, tu tombes encore !
Oui, je lui ai répondu en me vautrant à ses côtés - il puait la sueur, la nicotine et la vodka. Logique, non ? J'ai ajouté et poursuivant : si je n'étais pas dans cet état, serais-je ici ?
Il a sourit, m'a servit une rasade de vodka. J'en ai automatiquement bandé et tout ce qu'il m'a dit, c'est bravo.
- Pourquoi t'es là, JE ? M'a-t-il demandé. Le Joker ce n'est pas chez toi.
- J'aime y traîner...
- Quand tu te sens paumé. Tu l'es ?
- Oui, totalement... je pense à Ulysse.
Pas la peine d'en dire plus, Smonkey comprend tout. Il a toujours tout comprit. Il est malade, mais je n'y peux rien.
- Ulysse, le plus intelligent des grecques. Trop sans doute. Regardes, son Odyssée n'a commencé qu'à la fin d'une guerre suite à laquelle il fut incapable de regagner son chez lui ou de mourir. Son intelligence l'y a mené.
- Où ?
- Là où les mecs de son genre crèvent l'½il d'un cyclope, aveuglent les titans, baisent des garces qui ne sont pas leur femmes et vivent une tragédie qui se veut une aventure.
- Quelle vie !
- Quelle errance.
- J'aimerai connaître cela...
- Ne plus toucher terre ?
- Est-ce si cruel ?
- A voir. L'homme est ainsi fait que sur terre, il rêve de la mer, en la mer il loue la terre.
- Où est le juste milieu alors ?
- La paix ? Dans le contentement. Mais des mecs comme Ulysse n'en veulent pas. Ils veulent cet Ailleurs, cet éternel chez eux où ils ne seront jamais bien accueillis. Alors cloués en leur monde ils cherchent le faux, l'ivresse et le déniche en une mensongère amante. Beni soit la tromperie chimique et sa promesse d'un lendemain qui ne viendra pas. Dieu réside au fond d'un verre.
- Et la fatigue et Pénélope ?
- Une illusion du corps, l'esprit est et restera sur les vagues, à chercher l'horizon et à crever l'½il des cyclopes. Pénélope est un c½ur. Peut importe donc l'esprit et le corps, ils n'ont qu'un temps. Pénélope est et restera le port d'Ulysse, sa tragédie innominée, la reconnaissance du c½ur, la conscience d'exister.
- Mais le vide ?
- La mort.
- Bang ?
- Direct dans ta tête.
- Ulysse reviendra-t-il jamais chez lui ?
- Il y est déjà, mais rêve trop.

Smonkey est alors entré en moi et m'a offert l'oublie des maux ; alcool, drogues, femmes. Je lui ai plutôt demandé de m'offrir le souvenir, ce qu'il a fait et alors, l'eau a recouvert la terre et nous errons sur cette mer sans horizon. Dieu nous fut donné, une terre promise, un but infondé. Là-bas, on dit qu'il se dresse, là-bas on dit qu'il est tout puissant, là-bas, toujours là-bas... nous voguons par nostalgie d'un paradis passé. Que vienne la tempête emportant le navire et que le capitaine soit digne en cet instant et d'ici là baisons cette mort à venir, buvons, rions, mentons et croyons en la frénésie et l'oublie, c'est tout ce qu'il reste.

Croyons que les cyclopes, une fois aveuglés, le restent et que les morts l'ont étés en paix et que Dieu réside là-bas...

# Posted on Sunday, 24 August 2008 at 7:25 PM

Edited on Tuesday, 05 May 2009 at 10:05 AM

Smonkey

La vie, l'amour, la mort.
Vivre, apprendre à aimer pour ne pas s'ennuyer en attendant la mort. À moins que ce sentiment ne soit afin de justifier la vie ?
Il était une fois, un petit enfant ne sachant ce qu'il devait observer, étudier, assimiler pour reproduire et devenir. Devenir, le mot clef trompeur des hommes.
Naître, vivre et aimer, mourir et puis et puis... découvrir ce monde limité au maître mot de la peur. Peur d'être, peur d'exister, peur de devenir. La vie vécue en roulette russe ; une seule chance de mourir, une seule chance de devenir un mec bien, un mec qui pourrait survivre en se connaissant assez pour ne pas vouloir s'oublier, un mec qui n'aurait pas peur d'aimer et retiendrait l'instant, cesserait de rêver au vide, cesserait de croire que tout est permis parce que la mort est au final l'expression la plus pure et absolue de la vie. Aimer pour vivre, aimer pour rester.
Un mec qui dirait je suis et non pas JE est, et l'enfant n'aurait pas regardé au fond d'un puits afin d'y voir l'inutile reflet du monde.
Une femme, pour lui apprendre que quelque chose est possible, que l'amour non-acquis existe. Un prix à gagner, une raison de vivre, une raison d'attendre la mort.
L'incompréhension de ces nécessaires futilités et Smonkey nait et avec lui le cortège de la destruction. Créer pour aimer ce que l'on va détruire. Détruire pour rêver sans peur d'exister.
JE a rencontré Smonkey il y a de cela trois ans, au détour d'un regard, d'une odeur d'Alien et d'un démon dansant, du moins JE date ainsi cette rencontre et JE vient seulement de comprendre sa nature.
Une ex, mi-psychiatre, mi-partie en live, a dit un jour que JE était boder-line Schizophrène. Au vue de ces vies qui sont les nôtres, ce n'est plus une révélation. Smonkey est sans doute un mal commun qui ne peut naître, juste se rencontrer, qu'importe son nom.

Cela dit, il est le dieu des mes mondes. Merci à lui d'être, plus que je ne le serais jamais.

Il est sans doute temps de l'assassiner ?
En cette attente, pardon à ceux l'ayant plus connu, lui plus que JE.
Merci à ce Styx cause de cette nature.

# Posted on Thursday, 28 August 2008 at 3:02 PM

Edited on Thursday, 28 August 2008 at 8:48 PM